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AUTRES ARTICLES CONCERNANT L'ALPHA 7R

Comparaison entre les optiques
Zeiss FE 55mm f/1.8 et Leica Summicron M 50mm f/2

Test du Sony Alpha 7R

 


Sony Alpha 7R
bague d'adaptation Novoflex
Leica Summicron-M 50mm f/2 en version Chrome

 

Le boîtier Sony Alpha 7R et son capteur 24x36 de 36 millions de pixels ( taille de photosites 4,9 microns ) sans filtre passe bas est particulièrement impitoyable pour les optiques. De plus le tirage mécanique de la monture Sony FE étant très court ( 17,5mm ), Sony a doté son capteur d'un réseau de micro lentilles décalées en fonction de leur position par rapport au centre du capteur. Ainsi, les rayons projetés par l'objectif sur les parties périphériques du capteur arrivent en théorie avec un angle idéal sur les micro lentilles qui dirigent et focalisent les rayons incidents vers chaque photosite.

Nous verrons que les optiques grand angles conçuent pour la monture Leica M ( tirage mécanique 27,8mm ) peuvent être décevantes sur l'Alpha 7R, je n'ai pas noté de problème particulier pour les focales de 35mm et plus, mais pour les focales inférieures, malgré la qualité parfaite des optiques, il existe une incompatibilité avec certaines optiques: si le centre de l'image est excellent, le rendu des bords et des coins peut être catastrophique! Ces optiques grand angles Leica M sont pourtant excellentes quand elles sont utilisées sur le dernier Leica M 240.
 

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Sony Alpha 7R et Leica Summicron-M 50mm f/2
iso 2000, f/5.6, monopode


une partie des optiques Leica M utilisées pour ce test

Boîtier Sony Alpha 7R et optiques Leica en montures M

J'ai choisi de tester des optiques Leica M non pas sur les mires en studio mais sur un paysage à l'infini, comportant des structures d'image variées. En effet, si une optique peut donner le meilleur d'elle même sur une mire ne comportant qu'un contraste maximal ( noir ou blanc ) à une distance proche et éclairée par des flashes, il m'apparaît plus utile de réaliser des tests  " in vivo ", sur une même scène. Effectivement les conditions de test peuvent varier ( soleil / contraste fort, temps couvert / contraste plus faible ) et influer directement sur le rendu des optiques, mais globalement vous pourrez vous faire une idée plus concrète de la qualité photographique que l'on peut attendre du couple Alpha 7R - optiques Leica M. 
Les prises de vues pour ce test se sont déroulées de la façon suivante: Boîtier Sony Alpha 7R monté sur trépied,  utilisation d'un retardadeur de 2 secondes au déclenchement pour éviter les vibrations, format de fichier raw.

Les optiques Leica M ont été montées sur le boîtier Alpha 7R au moyen d'une bague d'adaptation Novoflex NEX/LEM et le développement des fichiers a été fait dans Adobe Camera Raw ( version 8.3.0.141 ) / photoshop CC. L'accentuation des fichiers a été réalisée en 2 phases: la première au développement dans Camera Raw: Gain 100, rayon 0.6, détail 0, masquage 0, puis une seconde légère accentuation dans Photoshop CC avec le filtre Netteté Optimtisée: Gain: 60, Rayon: 0.2. Le module de correction optique de Camera Raw a été désactivé et seule la correction de l'aberration chromatique a été utilisée. Notez que la correction des aberrations chromatique fonctionne parfaitement: pour chacune des optiques testées ici, aucune trace d'aberration chromatique n'est visible, à quelque ouverture que ce soit.

Les extraits présentés dans les tableaux sont des crop à 100% du centre et du bord gauche ou droit des images développées, sans autre retouche que l'accentuation.


la bague d'adaptation Novoflex utilisée pour ces tests
permet le montage d'optiques en monture Leica M
sur les boîtiers en monture Sony E-Mount

N'oubliez pas que le capteur de l'Alpha 7R contient 36 millions de pixels et que la visualisation à 100% des fichiers à l'écran correspond à une taille de tirage de 1,70 x 2.50 mètre ! Autrement dit tous les défauts optiques sont largement mis en avant avec un tel examen, sur des tirages en 40x60cm ( résolution de 311 dpi ) ces défauts sont à relativiser car ils sont largement moins visibles qu'à l'écran!

 


LEICA SUMMILUX-M 50mm f/1.4 ASPH


 LEICA SUMMILUX-M 50mm 1.4 ASPH
dernière version

 


 SUMMILUX-M 50mm 1.4 ASPH à f/1.4
même à pleine ouverture le vignettage est visible mais assez léger

 

extrait d'échantillon 100%, centre de l'image

 

extrait d'échantillon 100%, bord droit de l'image

 

f/1.4

 

f/1.4

 

f/2.8

 

f/2.8

 

f/5.6

 

f/5.6

 

f/11

 

f/11

Le centre de l'image est bon dès la pleine ouverture et excellent dès f/2.8 et sur les ouvertures suivantes. Les bords sont assez faibles à f/1.4 et progressent lentement jusqu'à f/11, mais restent un cran en dessous de l'excellente résolution du centre.
Le Summilux-M 50mm a une très bonne réputation chez les leicaïstes, son rendu sur les bords et les coins en paysage à l'infini peut décevoir, mais cette optique à grande ouverture est principalement destinée au reportage et au portrait en basse lumière, ce test ne met donc pas en avant ses principales qualités.

 


LEICA SUMMICRON-M 50mm f/2

 


LEICA SUMMICRON-M 50mm f/2
dernière version

 


SUMMICRON-M 50mm f/2 à f/2
le vignettage à pleine ouverture reste modéré

 

extrait d'échantillon 100%, centre de l'image

 

extrait d'échantillon 100%, bord droit de l'image

 

f/2

 

f/2

 

f/2.8

 

f/2.8

 

f/5.6

 

f/5.6

 

f/11

 

f/11

Le centre de l'image est assez " laiteux " à pleine ouverture et le contraste et la définition sont assez mollassons. A f/2.8 le centre s'améliore franchement mais les bords restent un retrait, ensuite à partir de f/4 le centre est à sa résolution optimale mais les bords restent à la traîne. En photographie de paysage, afin d'avoir la meilleure homogénité centre / bords possible, il faut choisir une ouverture de f/8 ou f/11, à cette dernière la diffraction commence à limiter la résolution au centre mais les bords sont à leur optimum.
Le Summicron-M 50mm est réputé pour être le meilleur 50mm dans la gamme Leica M d'un point de vue de la résolution pure, sa réputation n'est pas usurpée, même si la très haute définition du capteur met en avant des bords et des coins légèrement en retrait par rapport au centre pour une mise au point à l'infini. Cette différence centre / bords est très légèrement visible sur des tirages en format 40x60cm et il faut monter en 60x90cm pour commencer à voir réellement cette différence.

cliquez sur l'image pour télécharger la version en pleine résolution

Sony Alpha 7R et Leica Summicron-M 50mm f/2
iso 100, f/8, trépied

 


LEICA NOCTILUX 50mm f/1


LEICA NOCTILUX 50mm f/1
produit entre 1994 et 2008

 


noctilux 50mm à f/1
le vignettage est très prononcé à la pleine ouverture de f/1
une dominante légèrement verte est présente sur l'ensemble du champ,
elle peut être corrigée facilement avec une balance des blancs

 

extrait d'échantillon 100%, centre de l'image

 

extrait d'échantillon 100%, bord droit de l'image

 

f/1

 

f/1

 

f/2

 

f/2

 

f/5.6

 

f/5.6

 


Noctilux 50mm f/1: courbes mtf pour les ouvertures de f/1 et f/5.6 ( source Leica AG )

Le Noctilux f/1 a été produit à l'époque où la photographe était encore argentique et où les standards de qualité n'étaient pas les même qu'actuellement: avec une taille de photosite de 4,9 microns, le capteur de l'Alpha 7R est largement trop exigeant pour cette optique et il est donc normal que le rendu à pleine ouverture soit assez faible: comme nous pouvons le voir sur les extrait à 100% et sur les courbes mtf ( document Leica AG ), le centre de l'image manque de contraste et les bords sont franchements en retrait, il faut monter à f/5.6 pour obtenir une résolution excellente au centre ( équivalente aux Summicron et Summilux ). Ceci dit, cette optique n'a pas été conçue pour la photographie de paysage en plein jour, il est donc normal que le Noctilux ne soit pas à son aise dans cet exercice !
Malgré ses performances pures moins bonnes que les Summicron et Summilux, le Noctilux 50mm f/1 est une optique d'exception: un 50mm d'une telle ouverture est pensé pour le portrait et le reportage photographique en basse lumière. Sur la vue ci-dessous, la même prise de vue a été réalisée avec le Noctilux sur trépied à f/1 et f/5.6. J'aime beaucoup le rendu à f/1, même si il est techniquement moins parfait, il est beaucoup plus flatteur, l'effet de profondeur de champ réduite et le vignettage prononcé isole particulièrement bien le sujet ( sur l'image ci-dessous il n'y a pas de sujet ... je vous l'accorde ! ). Le Noctilux est une optique avec laquelle il faut jouer et utiliser les défauts de son ouverture extrême.

cliquez ICI pour télécharger les 2 images en pleine résolution

Sony Alpha7R et Leica Noctilux 50mm f/1 à f/1
passez votre souris sur l'image pour visualiser la même image à f/5.6

 


LEICA ELMAR 50mm f/2.8


LEICA ELMAR 50mm f/2.8
produit entre 1957 et 1972

 


 LEICA ELMAR 50mm f/2.8 à f/2.8
rendu manquant de contraste, mais aucun vignettage visible à pleine ouverture

 

extrait d'échantillon 100%, centre de l'image

 

extrait d'échantillon 100%, bord droit de l'image

 

f/2.8

 

f/2.8

 

f/4

 

f/4

 

f/5.6

 

f/5.6

 

f/11

 

f/11

Ce 50mm rentrant ( le bloc optique coulisse et se replie pour le transport ) datant des années 60 donne des résultats plutot bons au centre si on se donne la peine de ne pas utiliser la pleine ouverture ( f/2.8 ). Les bords et les angles sont en net retrait et il faut être au minimum à f/8 si on veut une homogénité correcte entre les bords et le centre de l'image. A pleine ouverture, le contraste est très faible sur l'ensemble de l'image et les bords très mous si on les compare au rendu des summicron et Summilux à cette même ouverture ( f/2.8 ). Loin d'être ridicule, cette optique ancienne compacte et légère donne de très bons résultats au centre de l'image à partir de f/4.

 


Le cas des grand angles Leica M


 
LEICA SUPER ELMAR-M 21mm f/3.4 ASPH et ELMARIT-M 28mm f/2.8 ASPH

La visée télémètrique des boîtiers Leica M autorisant l'absence de miroir réflex, le tirage mécanique de la monture M est plus court que celui des montures habituellement choisi pour les montures des gammes de boîtiers réflex. Ce tirage plus court permet l'utilisation de grand angles dont la formule optique est de type simple, c'est à dire non rétrofocus. En exemple, sur le graphique ci-dessous, nous pouvons voir 2 types de grand angles: un biogon 21mm de type non rétrofocus ( de même type donc que les optiques Leica testées ici ) et un Nikkor 20mm de type rétrofocus.


grand angle de type rétrofocus ( Nikkor 20mm ) et non rétrofocus ( Biogon 21mm )
source du graphique: Pierre Toscani,
http://www.pierretoscani.com

Pour rester simple, avec une optique non rétrofocus, la focale indique approximativement la distance entre la pupille de sortie et le capteur pour une mise au point à l'infini. Par exemple, pour le biogon 21mm ( en haut sur le graphique ) nous voyons que la distance entre la pupille de sortie et le capteur est de 22.8mm ( repère 1 ) pour une mise au point à l'infini, cela implique que la lentille arrière est très proche du capteur ( 10,66 mm ) et que par conséquent les rayons projetés sur le capteur arriveront sur sa périphérie avec un angle incident important ( repère 3: 43.6° ). C'est le cas de la plupart des optiques Leica M grand angles: nous pouvons voir sur la photo des optiques ( plus bas dans la page ) que la lentille arrière est proéminente et rentre dans la monture lors du montage sur le boîtier.

Avec une optique grand angle de type rétrofocus comme le Nikkor 20mm, la distance entre la pupille de sortie et le capteur est beaucoup plus importante: 51.7mm ( repère 2 ) malgré une distance focale de 20mm, ce qui implique une distance plus importante entre la lentille arrière et le capteur ( 37,26 mm ), d'ou un angle incident plus faible ( repère 4: 22° ) pour les rayons qui touchent les bords et les coins du capteur.

Cet angle incident n'etait pas vraiment un problème en argentique car le film se comporte de manière plutôt transparente, mais en numérique sur les capteurs actuels, un réseau de micro lentilles est placé devant le capteur dans le but d'optimiser le rendement lumineux et de concentrer les rayons sur chaque photosite. Si l'angle incident des rayons projetés par l'objectif est trop important, les micro lentilles ne sont plus utilisées de façon optimale: des aberrations apparaissent sur les bords, dans les coins du capteur et la résolution chute drastiquement. Sony a essayé de contourner cette contrainte en décalant progressivement son réseau de micro lentilles au fur et à mesure que l'on s'éloigne du centre du capteur pour conserver un bon alignement rayon / micro lentille / photosite et minimiser ainsi les aberrations, mais visiblement les optiques Leica M posent des problèmes persistants. En effet, le décalage est calculé en fonction d'un angle incident bien précis et toute optique qui s'en éloigne trop risque de générer des problèmes. L'utilisation de grand angles de type rétrofocus est donc largement conseillé pour le capteur de l'Alpha 7R, ils ne sont pas légion en monture M.

 


A propos du terme " rétrofocus "

Lorsqu’en 1950, Pierre Angénieux produit son premier téléobjectif inversé, un 35mm f/2.5 (baptisé ”R1”), il désigne ce type d’objectif  du nom de “rétrofocus”. Chez Zeiss ce type d'objectifs a pour nom “Flektogon”ou plus récemment “Distagon”, chez Voigtlander c’est “Ultragon”, chez Schneider c’est “Curtagon”.

Un rétrofocus est d’abord et avant tout un téléobjectif inversé. Rétrofocus vient de “foyer reculé” car la caractéristique la plus remarquable d’un téléobjectif inversé est d’avoir un foyer très reculé par rapport à sa distance focale.
informations fournies par Pierre Toscani - visitez son excellent site
http://www.pierretoscani.com

 

Il est possible d'utiliser un petit plugin pour Lightroom, nommé " Flat Field " produit par Adobe ( sur cette page ), qui élimine les franges colorées en grande partie, mais qui ne permet pas de corriger la perte de définition. Pour utiliser correctement " Flat Field ", il faut impérativement prendre une seconde photo ( après chaque prise de vue ) dans les même conditions de mise au point et de diaphragme que la prise de vue " utile " en utilisant un blanc translucide devant l'objectif. Ensuite dans Lightroom après sélection des 2 prises de vues, le plugin se charge de calculer les corrections nécessaires à l'élimination des franges colorées. Ce processus a le mérite d'exister et fonctionne correctement, mais d'un point de vue purement pratique, arriver à faire 2 prises de vues exactement dans les mêmes conditions est astraignant et difficilement réalisable de façon systématique.

 
les 2 prises de vues servant à la correction dans Lightroom

Il est impératif de faire la seconde prise de vue exactement dans les mêmes conditions de mise au point que la première car lors de la mise au point, le bloc optique avance ou recule par rapport au capteur et ce mouvement fait varier l'angle incident des rayons sur le capteur. Les aberrations générées par les micro lentilles seront donc différentes. Par conséquent les corrections pour une mise au point à 2 mètres ne seront pas les mêmes que celles pour une mise au point à 3 mètres.


Super Elmar-M 21mm f/3.4 à f/5.6 - corrigé à l'aide du plugin " flatfield " dans Lightroom
passez votre souris sur l'image pour voir la version non corrigée
correction des franges colorées et du vignettage

 

LEICA ELMARIT-M 28mm f/2.8 ASPH


LEICA ELMARIT-M 28mm f/2.8 ASPH
dernière version

 


Elmarit-M 28mm f/2.8 à f/5.6
une incompatibilité entre ce 28mm et le capteur du 7Rgénère des franges colorées et
une grosse perte de résolution sur les bords et dans les angles
Ce 28mm est pourtant un très bon objectif quand il est utilisé sur le Leica M240 !

 

extrait d'échantillon 100%, centre de l'image

 

extrait d'échantillon 100%, bord droit de l'image

 

f/2.8

 

f/2.8

 

f/5.6

 

f/5.6

 

f/11

 

f/11

Ce 28mm Elmarit-M de dernière génération, à lentille aspherique, est déja très bon au centre à pleine ouverture et excellent dès f/4 jusqu'à f/11. Comme souvent à f/11 la diffraction commence à se faire sentir et limite très légèrement la résolution. Entre f/4 et f/8 la résolution au centre est tout simplement excellente! Je ne commenterai pas le rendu des bords tant l'incompatibilité avec le capteur du 7R est flagrante. Cette optique 28mm est très bonne quand elle est utilisée sur le Leica M 240, les bords sont très légèrement en retrait par rapport au centre qui frise la perfection. La qualité optique de l'objectif n'est pas mise en cause, il s'agit uniquement d'une incompatibilité entre cette optique et le capteur du 7R.

 


LEICA SUPER ELMAR-M 21mm f/3.4 ASPH


LEICA SUPER ELMAR-M 21mm f/3.4 ASPH
dernière version

 


 Alpha 7R et Super Elmar-M 21mm f/3.4 à f/5.6
une incompatibilité entre ce 21mm d'exception et le capteur du 7R
génère des franges colorées et une grosse perte de résolution sur les bords et dans les angles
Ce 21mm est pourtant un objectif frisant la perfection quand il est utilisé sur le Leica M240 !

 

extrait d'échantillon 100%, centre de l'image

 

extrait d'échantillon 100%, bord droit de l'image

 

f/3.4

 

f/3.4

 

f/5.6

 

f/5.6

Ce 21 mm Super Elmar-M de dernière génération, à lentille asphérique, est déja très bon au centre à pleine ouverture et excellent dès f/4 jusqu'à f/8. Comme souvent à f/11 la diffraction commence à se faire sentir et limite très légèrement la résolution. Je n'ai montré ici que les rendus à pleine ouverture et à f/5.6 mais entre f/4 et f/8 la résolution au centre est tout simplement excellente! Je ne commenterai pas le rendu des bords tant l'incompatibilité avec le capteur du 7R est flagrante. J'ai pu voir des images réalisées avec ce 21mm et le Leica M 240, le piqué est impressionnant sur tout le champ et n'a rien à voir avec le rendu sur le 7R.  La qualité optique de l'objectif n'est pas mise en cause, il s'agit uniquement d'une incompatibilité entre cette optique et le capteur du 7R.

 


LEICA SUMMICRON 35mm f/2


LEICA SUMMICRON 35mm f/2
produit entre 1958 et 1969

 


LEICA SUMMICRON 35mm f/2 à f/2
le vignettage à pleine ouverture est assez marqué
pas de problème de franges colorées sur les bords et dans les coins avec cette optique ancienne

 

extrait d'échantillon 100%, centre de l'image

 

extrait d'échantillon 100%, bord gauche de l'image

 

f/2

 

f/2

 

f/2.8

 

f/2.8

 

f/4

 

f/4

 

f/5.6

 

f/5.6

 

f/8

 

f/8

 

f/11

 

f/11

Ce LEICA SUMMICRON 35mm f/2 a été produit de 1958 à 1969 et c'est la première version du 35mm Summicron. Les 8 lentilles qui le composent donne une image tout à fait correcte à partir de f/4, à pleine ouverture l'ensemble manque de contraste et les bords sont en retrait. C'est entre f5.6 et f/11 que l'image est la plus homogène. Ce 35mm ancien ( 50 ans ont passés depuis sa production ) ne démérite pas et sa taille très compacte est un atout pour le voyageur qui cherche une optique discrète et performante. A noter que ce 35mm est particulièrement sensible au " shift focus ": en faisant la mise au point a pleine ouverture, celle-ci n'est plus bonne du tout à f/5.6 par exemple, il convient donc de faire la mise au point au diaphragme réel qui sera utilisé pour la prise de vue. Avec l'Alpha 7R ce type de problème se gère facilement, la mise au point se faisant sur l'écran ou dans le viseur électronique, à diaphragme réel.
 


LEICA TELE ELMARIT 90mm f/2.8


LEICA TELE ELMARIT 90mm f/2.8
produit entre 1973 et 1989

 


 LEICA TELE ELMARIT 90mm f/2.8 à f/2.8
aucun vignettage à pleine ouverture

 

extrait d'échantillon 100%, centre de l'image

 

extrait d'échantillon 100%, bord gauche de l'image

 

f/2.8

 

f/2.8

 

f/4

 

f/4

 

f/5.6

 

f/5.6

 

f/8

 

f/8

 

f/11

 

f/11

Ce petit téléobjectif Télé Elmarit  90mm f/2.8 produit entre 1973 et 1989 reste compact et léger, beaucoup plus que le Summicron-M de même focale. La pleine ouverture est très bonne au centre mais les bords présentent un effet d'image fantôme sur les hautes lumières, à f/4 ce problème est pratiquement corrigé. Le centre reste excellent et constant à partir de f/4 jusqu'à ce que la diffraction arrive après f/11, impressionnant ! Les bords sont très bons à partir de f/5.6 et restent constants jusqu'à f/11, même s'ils sont un poil de dessous du rendu parfait du centre de l'image.

 


LEICA SUMMICRON-M 90mm f/2


LEICA SUMMICRON-M 90mm f/2
produit entre 1980 et 1998

 


 LEICA SUMMICRON-M 90mm f/2 à f/2
léger vignettage à peine discernable à pleine ouverture

 

extrait d'échantillon 100%, centre de l'image

 

extrait d'échantillon 100%, bord gauche de l'image

 

f/2

 

f/2

 

f/2.8

 

f/2.8

 

f/4

 

f/4

 

f/5.6

 

f/5.6

 

f/8

 

f/8

 

f/11

 

f/11

Ce petit téléobjectif Summicron-M 90mm f/2 produit entre 1980 et 1998 est assez lourd et encombrant ( pour une optique M ! ). Son rendu à pleine ouverture présente quelques aberrations chromatiques au centre sur les zones fortement contrastées et les bords manquent un peu de définition. Entre f/2.8 et f/11 le centre est constant et excellent alors que les bords évoluent progressivement pour arriver à un bon niveau à partir de f/8. A f/5.6 les bords du Télé Elmarit 90mm sont un peu meilleurs que ceux du Summicron-M 90mm, à f/8 et f/11 les 2 optiques se tiennent dans un mouchoir de poche.

 


LEICA ELMAR 90mm f/4


LEICA ELMAR 90mm f/4
produit entre 1954 et 1963

 


LEICA ELMAR 90mm f/4 à f/4
le vignettage est léger mais visible

 

extrait d'échantillon 100%, centre de l'image

 

extrait d'échantillon 100%, bord gauche de l'image

 

f/4

 

f/4

 

f/5.6

 

f/5.6

 

f/8

 

f/8

 

f/11

 

f/11

Ce petit téléobjectif ancien Elmar 90mm f/4 produit entre 1954 et 1963 est extrêmement léger, il est plus long que les autres 90mm testés précédemment de par sa formlule optique non téléobjectif. Le centre est impressionnant: très bon dès f/4, il reste constant à toutes les ouvertures. Les bords sont par contre assez mauvais à pleine ouverture et progressent doucement pour arriver à un résultat presque bon à f/11.

 


LEICA HEKTOR 135mm f/4.5

 


LEICA HEKTOR 135mm f/4.5
produit entre 1933 et 1960

 


 LEICA HEKTOR 135mm f/4.5

 

extrait d'échantillon 100%, centre de l'image

 

extrait d'échantillon 100%, bord gauche de l'image

 

f/4.5

 

f/4.5

 

f/8

 

f/8

 

f/11

 

f/11

            Cet antique 135mm Leica Hektor a été fabriqué entre 1933 et 1960, autant dire qu'à cette époque le numérique n'était pas à l'ordre du jour et que le calcul des optiques se faisait ni à l'aide d'ordinateurs ni même aidé par une quelconque calculatrice. La formule optique n'est pas de type téléobjectif, le fût de cette optique est donc long: sur une optique conventionnelle, 135mm de focale signifie que la pupille de sortie doit se trouver à 135mm du capteur pour une mise au point à l'infini. Le traitement des lentilles est de type simple: une seule couche a été apposée sur les lentilles.
           Curieusement, le centre de l'image de varie que très peu en diaphragmant, il est correct mais sans plus. Les bords par contre s'améliorent légèrement, mais comparés aux optiques modernes et à ceux du successeur Elmar 135 ( voir ci dessous ) ils manquent quand même cruellement de piqué.


LEICA ELMAR 135mm f/4

 


LEICA Elmar 135mm f/4
produit entre 1960 et 1965

 


 LEICA ELMAR 135mm f/4 à f/4

 

extrait d'échantillon 100%, centre de l'image

 

extrait d'échantillon 100%, bord gauche de l'image

 

f/4

 

f/4

 

f/8

 

f/8

 

f/11

 

f/11

            Le 135mm Leica Elmar f/4 est le successeur de l'Hektor 135mm. Fabriquée entre 1960 et 1965, cette optique bénéficie de tous les raffinements de l'époque: formule optique simple ( non téléobjectif ), traitement multicouche, diaphragme à 12 lames et ouverture de f/4. Le catalogue Leica de l'époque présentait cette optique comme la meilleure jamais produite !
             A pleine ouverture, l'ensemble de l'image manque de piqué, à f/5.6 les choses s'améliorent mais c'est à f/8 que cette optique donne le meilleur d'elle même: l'ensemble du champ est homogène et au meilleur niveau possible: tous les détails sont restitués parfaitement avec un très bon contraste. N'oublions pas que nous parlons d'une optique agée de 50 ans, montée sur un capteur très exigeant et qui donne des résultats comparables aux meilleures optiques actuelles!
           Le bokeh ( le rendu des zones floues, généralement à l'arrière plan ) est particulièrement bon: très doux et sans défaut, les 12 lames du diaphrame y sont sûrement pour quelque chose. Sur l'image ci-dessous, nous pouvons voir le rendu particulièrement doux du bâtiment en arrière plan ( cliquez sur l'image pour télécharger la version en pleine résolution ).

 

cliquez sur l'image pour télécharger la version en pleine résolution

Sony Alpha 7R et Leica Elmar 135mm f/4
iso 100, f/8, trépied

 

extrait à 100% de l'image ci-dessus

les artéfacts générés par la stucture répétitive du jean ( flèche rouche, image de droite ) montrent que cette vénérable optique des années 60
atteint la résolution du capteur, au moins dans sa partie centrale 

 

 

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article écrit en Février 2014


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